France 1 - Ecosse 0


Cheddar ou Comté ?
La cuisine britannique n'est pas réputée pour être de la cuisine gastronomique. On peut néanmoins retenir quelques plats typiques délicieux tels que le
haggis, le
porridge, le
scottish cake, les
nans indiens (si si !!), etc.,
MAIS rien ne vaudra la bonne cuisine française, sauf celle de ma maman :D
En outre, la cuisine traditionnelle écossaise a tendance à disparaître et on trouve par myriades (pas tout à fait mais presque) des restaurants indiens, nettement meilleurs qu'en France, des restos chinois - j'ai pas encore essayé - et des restos "
modern scottish cuisine". Et vous savez à quoi ça correspond, hein ? Bingo, à de la cuisine qui se veut française :p !!
En fait, ça consiste à utiliser des produits du coin comme le saumon, l'agneau, le boeuf Angus, le hadocck et le hareng fumés, etc., et à faire de la cuisine qui sera joliment présentée dans les assiettes. Et ça fait un tabac !!!
Donc merci à mon super Rodolphe de m'avoir envoyé un magnifique colis comprenant en autres du Comté et du pain Poilâne !! Ce n'est pas du chauvinisme mais il faut tout de même avouer que le pain français est LARGEMENT meilleur, et puis le
cheddar, ça ne vaut pas un bon camembert, oups comté ;-)
Le bonheur est dans le parc



C'est amusant comme les gens ici profitent du moindre rayon de soleil pour faire des activités dehors. En fait, à condition qu'il ne pleuve pas (eh oui ça arrive !), je vois chaque week-end des jeunes s'agitant un peu partout dans le parc des
Meadows à côté de chez moi. C'est plutôt agréable et presque entraînant de voir tous ces gens faire du footing, du foot, du frizbee... ou juste rester sur un banc. à propos de météo, je me surprends à arborer un TRES large sourire dès qu'il fait beau :-)
Beaucoup penseront que je critique souvent les Britanniques (bon d'accord c'est vrai) mais je ne peux m'empêcher de sourire à la façon dont les Ecossaises profitent du beau temps... En effet, on peut désormais voir beaucoup de ces jeunes filles en décolleté, petite jupe et parfois juste en petite chemise ou T-shirt, càd sans manteau. C'est fou leur résistance au froid et au coup de vent, pourtant si fréquent. Je suis impressionnée !
D'ailleurs, voici mon dicton du jour : "On ne peut pas être jolie (enfin faut voir) et avoir chaud à la fois".
Moi j'ai choisi la deuxième option ;-)
Maria, Maria, Maria, Maria
Attention, lever de rideau !!!



Quelques photos prises jeudi soir au cours du spectacle
West Side Story dans lequel jouait ma collègue thésarde Hannah ; c'est la jeune femme à gauche :)
The Gym
Je suis allée à la salle de gym hier soir.
Il ne s'agit pas d'un vulgaire gymnase où on peut faire de l'aérobic mais d'un vrai complexe sportif avec plein de machines de torture équipées d'écran tv comme des vélos d'appart super sophistiqués, des tapis roulants pour courir (désolée mais je ne vois pas d'autres noms), des machines pour porter des poids et se muscler les biscottos, etc., et je crois qu'il y a même une salle où on peut soulever des super grosses haltères.
D'ailleurs, dans la salle pour faire ses étirements (eh oui, quelle classe, hein ?), j'ai vu un gars qui ressemblait à un haltérophile. En tout cas, il en avait le look car il était tout petit, bizarrement musclé, je dirais même très gonflé des bras et des jambes, et super souple. Il a même fait le grand écart mais je suis persuadée que c'était juste pour épater les filles qu'il y avait dans la salle. Pfff spisse de frimeur d'abord :p
Moi, j'ai essentiellement utilisé le tapis roulant. En face de moi, il y avait un gars qui avait probablement sélectionné le programme 'perte de poids' ou bien 'sprint' car la machine faisait un bruit inquiétant quand il courait. Je ne remarquais que lui. Je me suis plusieurs fois demandée si la machine n'allait pas exploser sous l'effet des ses assauts :p
Donc apparemment, presque tous les jeunes d'Edimbourg vont s'entraîner dans la salle de gym pour rester en forme. Mais bon, je ne suis pas sûre que ce soit très efficace car les filles sont pas toujours très minces et engageantes (elles sont bizarrement plus minces du bas que du haut) - et c'est pas la jalousie qui parle, hein !!! - tandis que les hommes s'enfilent au minimum 2 pintes de bière le week-end dans les pubs lors des matchs de rugby ou de foot.
Mais bon, j'admire quand même tous ces gens car moi, c'était ma 2e fois dans un tel endroit. Je me suis pas mal dépensée, même trop je crois. En effet, pour rentrer chez moi, j'ai eu le plus grand mal à emprunter une ruelle ridicule qui montait à peine (la pente est sûrement inférieure à 2%, quelle honte). S'il n'y avait eu personne dans la rue, je pense que je me serais assise sur le trottoir pour reprendre mon souffle :-Je suis crevée, j'ai l'impression d'avoir fait toute une journée de rando...
Petit tour en ville


Edimbourg est une ville faite de hauts et de bas. Bizarrement, on peut emprunter beaucoup d'escaliers quand s'approche du chateau mais c'est pas mal, ca fait travailler jambes et fessiers ;-)
Dans cette rue (Cockburn St) toute en zig-zag peut-on trouver des bars qui ont l'air sympa, des pubs biensûr, des galleries de photos et des boutiques aussi bobo que celles le long du canal St Martin. Ceux qui connaissent Artazart ne seront pas dépaysés puisqu'on peut se ressourcer dans des super boutiques proposant des livres de photos, de design et autres bd. Il y a d'ailleurs une boutique assez cool de cd ou l'on peut trouver des cd pas trop chers et des flyers donnant des infos sur les évènements à venir (l'endroit est beaucoup plus cool que le Virgin situé sur Princes Street) ; sur la photo mon flyer préféré :D. Pourtant, je n'ai toujours pas réussi à comprendre quel genre de musique on jouait dans les bars. Ceux-ci passent en effet des styles très différents suivant le jour de la semaine. Ainsi, le Bongo Club peut-il passer du hip-hop, du r&b comme de l'experimental catchy pop. Ou bien il y a le Henry's Cellar Bar qui passe du varied bill of angular rock and indie.
D'ailleurs, au bout d'un plus d'un mois, je ne sais toujours pas à quoi peut bien correspondre la musique indie O_o. On m'a dit que c'était de l'Oasis ou bien un son très guitare, alors j'avoue, je n'ai pas encore osé entrer et écouter. Et puis de toute façon, il paraît que toute se passe à Glasgow. Je ne savais pas moi quand j'ai signé mon contrat, personne ne m'avait rien dit que Glasgow était LA ville cool et Edimbourg la capitale plus bourgeoise :-\

Du haut de la colline qui fut jadis un volcan, le château domine en effet la ville. Ainsi en quittant le château et tout en descendant le Royal Mile (vous savez la rue qui passe devant le musée du whisky) peut-on emprunter Cockburn Street (la photo tres sombre) et se diriger vers l'atmosphère beaucoup plus bruyante qu'offre Princes Street.
Burns

Voici l'enfant prodige d'Edimbourg, Robert Burns, grand poète du 18e siècle. Le soir du 25 janvier lors de la "Burn's Night", toute l'Ecosse rend hommage à son grand barde national décédé à 37 ans. Il est dit que les Ecossais récitent ce soir-la l'ode que Burns a dédiée au haggis : "Un rude tâcheron essuie son coutelas Et prestement t'éventre, sans nul tralala, Taillant dans tes entrailles ruisselantes, là, Comme on creuse une fosse ; Et alors, ô spectacle enchanteur ! Quel éclat ! Quels parfums ! Quelle sauce ! "
Slanjevar !!!! (sante !)

Au VIe siècle, des moines irlandais auraient initié les Ecossais à la fabrication de l'
aqua vitae,
uisge beatha en gaëlique, devenu
whisky en anglais ; mais ce sont les Ecossais qui ont élevé au rang d'art la distillation du whisky de malt, produit d'une subtile alchimie entre l'eau pure des sources, l'orge, la tourbe... et le temps (et heureusement car leur bière est affreuse). Le whisky est d'ailleurs la boisson alcoolisée la plus vendue au monde (je crois) : un spiritueux sur 4 est du Scotch whisky, Scotch signifiant Ecossais biensûr.
On distingue 4 grandes régions productrices de whisky (tiré de mon guide gallimard donc je ne réponds pas des possibles imprécisions) :
Les
Lowlands, où les single malts sont légers et suaves, aux arômes herbacés et floraux.
Les
Highlands, où les malts sont plus secs bien que très parfumés, aux arômes fumés, de miel et avec parfois une touche marine.
Les
Islay dont les single malts sont puissants avec des touches marines en raison des arômes de tourbe, d'iode et de varech (sisi ;-) ).
Les
Campbelton dont il ne reste plus que 3 single malts dans lesquels on relève des notes marines mais également de caramel :).
Ce week-end, c'était l'anniversaire de Rodolphe (25 ans, il paraît :D) et il n'a pu résister à l'envie d'acheter une bouteille de whisky, du
Lagavulin 16 ans d'âge. Bon, j'avoue, j'aurais pu lui en ramener une d'Ecosse mais il s'avère qu'on en trouve des très bien à Paris et pour moins cher, CQFD. MAIS, je tiens à préciser que la bouteille de
Dalwhinnie sur la photo, c'est moi qui l'ai choisie lors de ma première visite à Edimbourg.
On a donc fait un test très professionnel samedi soir consistant à comparer les 2 whiskys. Mode d'emploi :
1)Apprécier la couleur du breuvage magique. Celle-ci peut être claire, ambrée, dorée ou même rappeler les couleurs d'un coucher de soleil (c'est ce qu'a dit le guide au
Whisky Scottish Heritage Centre).
2)Il faut ensuite plonger son appendice nasal au-dessus du verre (qu'on a rapporté du musée), comme pour le vin (quelle classe !). Les experts sauront déceler des odeurs marines, fruitées, etc.
3)Il faut alors secouer le verre afin d'admirer la texture du whisky. En fait, plus le whisky est léger, plus les « jambes », cad les larmes aux bords du verre, apparaîtront et couleront facilement.
4)On peut enfin déguster !!!!!
Le Lagavulin est un Islay. Sa couleur est bien plus foncée que celle du Dalwhinnie qui lui est un whisky des Highlands et son odeur tourbée et fumée en fait un whisky plutôt surprenant mais délicieux. Le Dalwhinnie est un peu plus sucré, mais tout aussi agréable. C'est juste une question de goût. Je ne vais pas m'amuser à vous décrire notre dégustation car je pense dire beaucoup de bêtises mais le blog d'un passionné de whisky (lien à droite) vous dira tout ce que vous avez voulu savoir sur le whisky sans avoir osé le demander ;-) (et puis j'aurais peur de choquer Ojaï et Rodolphe en racontant n'importe quoi). Du coup, afin d'entretenir mon blog et de ne pas décevoir mes lecteurs, peut-être arriverai-je à convaincre Rodolphe d'investir dans une autre bouteille ? :D
Jazz Bar

Samedi soir, je suis allée dans un bar de jazz, le
Jazz Bar (la photo est tirée du site internet). C'était sympa si on excepte le fait que j'ai du faire la queue dehors, par 1 degre, a attendre que des gens partent du bar. En effet, il y a systeme de régulation (tres efficace :-\) qui permet que le bar ne soit pas bondé. Ca existe a Paris, ce genre de choses ? Pourtant, une fois dans le bar, je n'avais pas l'impression qu'on se marchait sur les pieds, meme s'il y avait pas mal de monde.
Le concept est chouette : il y a un groupe de jazz permanent qui joue, c'est gratuit et c'est chaque soir !!! De plus, personne ne nous demande de consommer, donc on peut écouter de la musique pas trop mal a l'oeil. Moi j'ai quand meme pris un verre de vin mais j'ai un peu regretté. Il n'était pas cher, fait assez rare pour etre souligné, mais il était tres moyen :(
En fait, il y a eu un petit bémol tout de meme. Au bout d'une heure, j'ai réussi a me trouver une place assise, malheureusement a coté d'Ecossais affreux. Imaginez le genre beauf, riant d'un rire bien gras et hurlant comme un malade pour s'exprimer. L'énergumene était accompagné d'une blondasse qui, cherchant a imiter le son de la trompette, poussait des cris stridents toutes les 20min. Pfff, ils ont pas la classe ces Britanniques tout de meme.
Je suis méchante mais presque chaque soir, au sortir des bars et boites, j'entends des imbéciles hurler dans la rue car ils ont trop bu. J'ai meme vu une fille de 20 ans par terre, a 21h. Pitoyable !!
Sinon, j'adore la ville et vous encourage a venir ;-)
ps : hier soir, Ravi Coltrane, le fils de JOHN COLTRANE (mais vous vous rendez compte O_o) était en concert et j'y suis pas allée. Snif ;_;
L'adorable homme des neiges



Profitant du beau temps, et ce, malgré le verglas sur les trottoirs (il a neigé vendredi), je suis allée me ballader samedi dans le
Royal Botanics Garden. Et, oh surprise, j'y ai vu plusieurs bonhommes de neige tout mignon :D
Du coup, plutôt que de parcourir le jardin dont certaines parties étaient de toute façon fermées, tel que le jardin chinois (j'étais venue pour ça), je suis partie à la chasse de "l'adorable homme des neiges" :D


Malgré la position centrale de mon quartier; il me suffit de marcher 3min pour retrouver un petit air de campagne. Voici en effet le parc des
Meadows que je traverse matin et soir pour aller à la fac. J'y fais aussi mon footing comme pas mal de gens. En effet, les Britanniques vont très souvent
"to the gym". Attention, ça ne veut pas dire qu'ils font de la gym mais qu'ils vont dans un centre de sport se muscler les biceps. Je frémis rien qu'en pensant à ces hommes musclés s'admirant dans la classe lorsqu'ils soulèvent leurs poids et altères. Beurk, ridicule ! Le seul intérêt que j'y vois c'est que ça leur permet de frimer ; de faire connaissance avec des femmes ; et accessoirement, de faire du vélo pendant 1h dans un endroit chauffé avec MTV sur l'écran juste devant eux :D
En bas de chez moi


Devinez ce qu'il y a dans ma rue ? Une épicerie française pour ne pas avoir le mal du pays :D.
Delicatessen signifie épicerie de luxe, parce qu'il paraît que le mot
grocery ne se dit plus. Il semble qu'on y trouve "les produits les plus fins importés de France" mais j'ignorais que Lipton était une marque française O_o
J'aime aussi beaucoup le "
Lavazza coffee". Le café british est en effet tout simplement imbuvable. De toute façon, puisque les Britanniques ajoutent du lait dans leur thé et leur café, je ne pense pas qu'ils fassent vraiment la différence entre un bon espresso et du jus de chaussette. Du coup, vive les Starbucks grâce auxquels je peux encore boire du vrai café (je précise qu'il y en a tout de même moins qu'à Paris :p).
Calton Hill



La ville d'Edimbourg est assez peu étendue. On peut par conséquent se rendre dans tous les sites touristiques a pied, a condition toutefois d'etre en forme :). Nous avons ainsi parcouru la rue de Princes Street pour aller jusqu'a la colline de Calton Hill.
Comme la France a cette époque, la ville d'Edimbourg a connu une époque des Lumieres au 18e siecle. On l'appelait d'ailleurs l'Athenes du Nord. Une fois au sommet de la colline, on apercoit en effet un semblant de Parthenon qui n'a pu etre termine en raison du manque d'argent.
NB : je ne connais toujours pas toutes les subtilités du blog, aussi les photos n'apparaissent-elles pas dans l'ordre voulu...
So British


Avec un peu de retard, voici quelques images illustrant les ballades que nous avons faites Rodolphe et moi le we dernier. Nous avons en fait commencé notre journée tres tot, Rodolphe s'étant levé a 5h et moi a 6h pour aller le chercher a l'aéroport (pas de souci, je donnerai des indications pour venir a Edimbourg une prochaine fois). Nous nous sommes tout d'abord dirigés vers le chateau. Par chance, il a fait un temps superbe et on a pu profité d'une jolie vue sur la ville. Néanmoins, notre but était d'aller jusqu'a
Calton Hill ou le panorama est encore plus grandiose. En descendant le
Royal Mile, en plus du
Scoth Whisky Centre dont j'ai déja parlé (pas de photo car la facade est en travaux), on peut admirer
St Giles' Cathedral. Notez l'allure de ce monsieur anglais, écossais ? :)
Qu'est-ce qu'on mange ?


Le plat national tres british, c'est le
fish and chips, accompagné d'une biere assez moyenne selon Rodolphe. Nous avons également eu le droit a des petits pois.
Le plat typiquement écossais est le
haggis, que Rodolphe a eu le plaisir de gouter dans un resto assez sympa sur le
Royal Mile. Ce plat est réputé car il contient tout ce qu'on refuserait de manger en temps ordinaire, poumon, intestins, foie, rate, etc., bien enveloppés dans une panse de brebis farcie. Néanmoins, une fois servi dans l'assiette, c'est assez appétissant. C'est en fait tres proche d'un hachis, nom dont est tiré le
haggis, en plus foncé et peut-etre un peu plus fort au gout. Ce plat s'accompagne de
nips and
tatties, cad de purée de navet et de purée de pomme de terre. Rodolphe a pris en entrée un
Scottish broth qui est un bouillon a base de légumes et de poulet.
Apres ce copieux repas, nous nous sommes dirigés vers le
Whisky Scottish Centre, situé a quelques dizaines de metres du chateau. On y apprend qu'il existe des
single malt et des
blended. Les 1ers sont préparés a partir d'orge uniquement et ne comprennent qu'un seul type de whisky. Les seconds, loin d'etre des whiskys bas de gamme sont destinés a des palais un peu moins exigeants et peu habitués a l'alcool fort. Il existe meme des
Masters Blender qui doivent sélectionner les meilleurs whiskys servant a l'élaboration du
blended. Nous avons ainsi gouté le
Famous Grouse, le
blended le plus répandu en Écosse. Ce n'était pas un 15 ans d'age mais c'était tres correct, contrairement a ce que nous avait dit notre copain Ojai (qui connait deja le lieu).