Beaucoup de bruit pour rien
Hier, nous avons eu la chance d’accueillir, ici même à Edimbourg, José Manuel Barroso, actuel Président de la Commission Européenne. Il donnait un séminaire dans le cadre des « Lumières » en Ecosse (comprendre « Siècle des Lumières »), séminaire ayant pour sujet le changement climatique. C’était plutôt amusant de l’entendre parler d’énergie renouvelable ici alors que la principale richesse de la région vient du pétrole, et non du bœuf Angus, ni même des moutons.
C'était un séminaire plutôt décevant parce que très (trop) généraliste, néanmoins très instructif. Il savait s’exprimer le bougre ! et intégrer de petites blagues à son discours au bon moment pour amuser l’auditoire. Il a ainsi commencé à nous flatter en rappelant le nom des grands hommes écossais tels que David Hume et Adam Smith. Il a ensuite souligné l’importance de la ville d’Edimbourg en la comparant à des capitales comme Londres et Paris (malin, hein ?). C’est à peine s’il a mentionné les problèmes climatiques. Il s’agissait davantage d’une campagne de promotion de la Commission Européenne, de son utilité et surtout de la nécessité d’en avoir une. L’expression que j’ai préférée est « common interest of mankind » (intérêt commun de l’humanité). Soit ça sonne un peu creux comme les campagnes électorales, soit je n’ai pas bien compris son discours, mais je penche pour la première solution.
N’empêche, que ça en jette comme phrase, non ? :p
Bref, cette après-midi aurait été très ennuyeuse si un journaliste de la télévision écossaise ne lui avait pas demandé si, en cas d’indépendance de l’Ecosse (il y a des élections en mai 2007 et les Nationalistes/Indépendantistes passent pour victorieux), celle-ci deviendrait automatiquement membre de l’UE. Vive l’Ecosse libre (non je plaisante bien sûr) :D
Quatre semaines avant Noël !!!!

ça y est ! Le marché de Noël s’est ouvert à Edimbourg jeudi dernier. Celui-ci comprend trois marchés : un marché « non thématique », dirais-je, situé dans East Princes Garden ; un marché allemand faisant face aux National Galleries of Scotland et un marché français, qui est à peine plus excentré.
Le premier marché consiste en divers stands proposant des blousons en laine d’Amérique du Sud, des colliers et autres articles qu’on peut trouver sur le marché de Noël à Montparnasse :p et quelques produits écossais tels que des fromages.
Celui que je préfère est le marché allemand. Il me semble très authentique si j’en crois les souvenirs que j’ai gardés du marché de Noël de Dortmund en Allemagne. Bien entendu, le marché ici reste très modeste en taille même si on peut trouver au moins trois stands proposant du Glühwein (vin chaud épicé) !!! On peut aussi y trouver des Marzipans, pâtes d’amande délicieuses enrobées ou non de chocolat ; des Lebkuchen qui sont des petits pains d’épice ; des Stollen, sorte de pain briochés aux raisins secs ; des Currywurst et des saucisses à n’en plus finir….quel régal (il y aura des photos si Rodolphe trouve que je n’ai pas trop grossi et s’il m’autorise à en acheter ;) ). Pour les moins gourmands, il y a aussi des décorations de Noël très jolies.

Il y a enfin le marché français qui propose entre autres des saucissons ; pâtés ; nougats ; viennoiseries, délicieuses par rapport à ce qu’on peut trouver ici en temps général ; et des tartiflettes qui n’attendent que mon estomac !
Bref, vous l’aurez compris, Edimbourg est devenue une mini-capitale de la gastronomie :D
Les supermarchés Marks & Spencer ou Sainsburys proposent quant à eux de très bons produits britanniques tels que Christmas cake et Christmas pudding à base de fruits secs et de brandy (en principe) ; mince pies, petites tourtes, etc. (patience pour les photos). Hum miam miam !
Mode
L’automne s’est installé depuis deux mois et il fait déjà nuit à 16h, et frais biensûr. Je ne mentionnerai pas la pluie car je tiens à préciser que c’est une légende urbaine : il pleut beaucoup moins que l’on croit ; l’Ecosse, ce n’est pas l’Angleterre, hein !!! MAIS la plupart des Edimbourgeois et des touristes qui ont prévu le coup portent, j’avoue, la seule et unique tenue adéquate par un tel temps : le coupe-vent-polaire.
Un tel blouson est loin d’être à la mode à Paris et ailleurs mais il est INDISPENSABLE en Ecosse en raison du vent. Je me souviens par exemple d’une petite escale à Londres juste avant de prendre l’Eurostar pour Paris. Alors que je portais un polaire bleu très peu saillant (bon ok, on peut dire assez laid) au départ d’Edimbourg le matin, je n’ai pas osé me balader dans cette tenue dans les rues de Londres même pas pour prendre le bus ou le métro : j’ai changé de veste dès que je suis arrivée dans la capitale. C’est fou à quel point on peut acquérir des goûts vestimentaires bizarres à l’étranger !
MAIS je le répète malgré tout, c’est la seule tenue qui vous évitera la grippe ici ;)

Vous pouvez ainsi admirer Rodolphe et son super coupe-vent bleu sur la plage de Portobello. Alors vous voyez, ce n’est pas si ridicule que ça ;)

Portobello est LA station balnéaire d’Edimbourg, située à environ 3km à l’est. Très en vogue au 19e siècle, elle permettait aux citadins stressés de la ville de venir se ressourcer au bord de l’estuaire. C'est aussi dans ce village, parait-il, que l'on peut se procurer le meilleur haggis d'Edimbourg, miam miam !
ps : On se croirait presque sur les plages de Normandie ou des Landes (désolée, ce sont les seules que je connaisse).
Ce soir Edimbourg vous met le feu !
En plus d’être la première nuit où les températures étaient négatives, le 31 Octobre était également la nuit de Halloween ! Et ce soir-là, on a mis le feu à Edimbourg ;)

A peine la nuit tombée, pouvait-on déjà apercevoir des Draculas de 10 ans, des fantômes et même des fées (ça c’était juste pour les filles qui ont confondu Mardi Gras et Halloween) frapper aux portes à la recherche de friandises.

J’ai d’ailleurs appris que la tradition de donner des bonbons aux enfants venaient des Etats-Unis tandis que les enfants britanniques recevaient des noisettes et des oranges, heureusement que les temps ont changé :D


Comme chaque année pour fêter l’arrivée de l’Automne (eh oui, l’automne arrive un peu plus tard ici à Edi) il y a eu un défilé sur le Royal Mile. Plusieurs couleurs étaient, je crois, sensées représenter les quatre saisons : le vert pour le printemps, le rouge pour l’été, le blanc pour l’hiver. Malheureusement, je n’ai pas bien compris à quoi pouvait correspondre la couleur noire. Enfin, c’est mon interprétation car il y avait aussi des loups-garous et des gens en bleus, du coup ça ne tient plus debout… En outre, les « Rouges » avaient un comportement très lubrique puisque Rodolphe s’est vu proposer de « cueillir » une sucette entre les seins d’une de ces diablesses (ça c’est l’interprétation de Rodolphe) pendant que je prenais une sucette sortant d’un pénis rouge géant :D.





Nous avons donc descendu le Royal Mile jusqu’à Princes Street en bizarre compagnie : nous étions ainsi entourés de sorcières, de zombies, de gens aux visages et aux corps sanguinolents et de fous portant masques et cagoules presque aussi effrayants que le visage-omelette de Freddy.

Le spectacle s’est poursuivi par un duel impitoyable entre des champions (incroyablement musclés) peints en vert. Mon interprétation est que le champion de l’automne combattait et triomphait du champion du printemps mais Rodolphe n’est pas d’accord avec moi… Ce duel voyait ces deux champions combattre à mains nues, à la hache, à l’épée et même à la boule de feu !!!! Leurs boules de feu ont même mis le feu à la scène. Ainsi, tandis que l’un des champions tentait d’éteindre le feu, l’autre se pavanait. Mais ironie du sort, c’est le pompier en herbe qui remporta la victoire :p
Comme le veut la tradition celtique où il est d’usage d'allumer des feux pour Halloween (en Écosse et au Pays de Galles), nous avons eu le privilège d’apercevoir les flammes de l’enfer. Bon en fait, nous avons juste vu des branches géantes rappelant la forme des bois d’un cerf brûler d’un feu bleu (non non je n’avais pas bu) pendant que chacune des « tribus » -vous savez les gens en bleu, vert, rouge, etc.- dansait sur scène et que les deux bonshommes verts se battaient.
Petite morale : ne jamais se moquer du Géant Vert faisant tournoyer une boule de feu.
ps : Géant Vert, c’est le bonhomme vert sur les boîtes de maïs qui faisait « hohoho » dans les pubs à la télé.
La recette du succès
Je n’ai jamais eu autant de « visites » que depuis que je « critique » la Grande Bretagne, et en particulier l’Ecosse. En effet, il y a eu plus de 5 commentaires laissés lors d’un précédent message sur l’obésité en GB, article tiré d’un journal britannique. Je devrais renouveler ce genre de message polemique plus souvent, héhé ;p.